7 - La Restauration Sarde (1815-1860) 7.1 - La commune en marge de l’histoire Après l’intermède des Cent Jours, il semble qu’Annecy-le-Vieux, à l’image de la Savoie, se recroqueville sur elle-même. Sous le régime appelé, un peu par dérision, le « Buon Governo », les intendants contrôlent étroitement la vie locale. La noblesse retrouve quelques prérogatives : le baron Paul-Alexis de Livet, syndic, est en même temps major à la Brigade de Savoie... Lire la suite 7.2 - Démographie La population de la commune, qui avait un peu fléchi au début du 19ème siècle, connaît ensuite une croissance rapide (50% d’augmentation de 1820 à 1860). Elle va atteindre une pointe de 1544 habitants au lendemain de l’Annexion... Lire la suite 7.3 - Activités socioprofessionnelles Un texte municipal de 1824 mentionne un boucher, deux boulangers, un cabaretier et un meunier. Le recensement de 1832 fait apparaître une diversification croissante des métiers (sans qu’on puisse distinguer si certains de ces métiers sont exercés à Annecy-le-Vieux ou à Annecy)... Lire la suite 7.4 - La vie de la commune au fil des jours L’administration de la commune est étroitement contrôlée par l’Intendant avec un souci d’ordre moral. Les conseillers prêtent serment de fidélité sur les Evangiles et attestent n’appartenir à aucune société secrète. Le conseil est renforcé (doublé ou triplé) par les « plus forts imposés » de la commune, lorsque les questions importantes sont à l’ordre du jour... Lire la suite 7.5 - Un point chaud : le Mont Rampon Les bois de la montagne ont de tout temps constitué une richesse : la commune vend des coupes annuelles dont le produit constitue l’essentiel de ses ressources et le droit d’affouage permet aux habitants de couper du bois dans un secteur délimité chaque année. Ce droit est réglementé : il est ouvert pendant trois jours et la coupe doit être achevée avant que la sève ne commence à monter... Lire la suite
7.6 - Querelles autour du clocher En 1822, une guerilla va s’allumer entre le curé Morel et la commune. Elle va durer dix ans et mettre en branle les autorités civiles, religieuses et judiciaires au plus haut niveau. Le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur à Turin dira sa peine de voir des affaires aussi « chétives » troubler la tranquillité de la commune... Lire la suite 7.7 - Les débuts de l’instruction civique L’alphabétisation de la population va être une des grandes affaires du 19ème siècle. Sous la Révolution, la quasi-totalité de la population était illettrée : en 1793, au sein du Conseil communal, seul le maire Henri Croset et le procureur Philippe Dumaret savent signer. En 1846, quatre gardes-vignes sur quinze sont dans le même cas... Lire la suite 7.8 - La lutte contre le feu Depuis le début du siècle, on a gardé le souvenir de graves incendies : en 1803 à Provins (onze maisons et plusieurs granges), en 1809 à Novel, en 1837 à Albigny (onze familles sinistrées), en 1842 au Bulloz (neuf familles sinistrées), en 1844 à nouveau à Albigny... Lire la suite 7.9 - Us et coutumes d’Annecy-le-Vieux En avril 1845, Monseigneur Rendu, évêque d’Annecy, lance une enquête auprès des curés sur « les usages et coutumes du peuple confié à leurs soins ». La réponse du curé Pacthod apporte des données intéressantes sur les mœurs et mentalités de l’époque... Lire la suite 7.10 - Ecrivains français dans la commune A. de Custine, voyageur et écrivain, auteur d’un ouvrage sur « la Russie en 1939 » qui eut du succès à l’époque, se trouvait à Annecy-le-Vieux en 1841. Invité de M. Ruphy, il grimpa jusqu’à la grotte des Aigles , située dans la montagne au-dessus de la propriété de son hôte... Lire la suite
|