Etude sur l'histoire d'Annecy-le-Vieux

... à celles et à ceux qui ont animé ce terroir depuis cinquante siècles
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Avant-propos
Une gageure ?
1 - La terre et les hommes
2 - De la préhistoire à la naissance d'ALV
3 - La paroisse et ses édifices religieux
4 - Un moyen-âge obscur et difficile
5 - 17e et 18e siècle
6 - La Révolution et l'Empire
7 - La Restauration Sarde
7.1 - La commune en marge de l'histoire
7.2 - Démographie
7.3 - Activités socio-professionnelles
7.4 - La vie de la commune au fil des jours
7.5 - Un point chaud : le Mont-Rampon
7.6 - Querelles autour du clocher
7.7 - Les débuts de l'instruction publique
7.8 - La lutte contre le feu
7.9 - Us et coutumes d'Annecy-le-Vieux
7.10 - Ecrivains français dans la commune
Glossaire des termes disparus
Table des illustrations
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7.6 - Querelles autour du clocher

En 1822, une guerilla va s’allumer entre le curé Morel et la commune. Elle va durer dix ans et mettre en branle les autorités civiles, religieuses et judiciaires au plus haut niveau. Le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur à Turin dira sa peine de voir des affaires aussi « chétives » troubler la tranquillité de la commune.

Tout est sujet à querelles : la coupe de l’herbe au cimetière, la transformation de 60 m2 du cimetière en voie publique, l’emplacement choisi pour les tombes des protestants au plus près des fenêtres du presbytère, les absences du vicaire, etc.
L’affaire qui fait le plus de bruit est la dispute entre le curé et le syndic au sujet de la clé du clocher.

Le curé affirme qu’il a des droits sur le clocher. Le conseil estime que le curé n’a aucun droit sur une cloche qui appartient à la commune (il s’agit de la cloche de l’an V), qui n’a pas été bénite et ne doit être utilisée que pour le service civil. Le curé refuse de sonner les offices. Le syndic fait abattre la porte du clocher. Un conseiller et sa famille escaladent le clocher avec des échelles que des jeunes de la paroisse enlèvent…

L’affaire s’apaise en 1833, grâce à la médiation de l’archidiacre de la cathédrale d’Annecy. Le service des cloches reprend normalement, le curé et le syndic auront chacun une clé, le presbytère sera réparé, mais le curé doit abandonner toute prétention sur la « maison commune ».

Il faut voir là, semble-t’il, une séquelle de la période révolutionnaire, mal acceptée par un ancien prêtre réfractaire, dans un climat de confusion entre le spirituel et le temporel.