Etude sur l'histoire d'Annecy-le-Vieux

... à celles et à ceux qui ont animé ce terroir depuis cinquante siècles
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Avant-propos
Une gageure ?
1 - La terre et les hommes
2 - De la préhistoire à la naissance d'ALV
3 - La paroisse et ses édifices religieux
4 - Un moyen-âge obscur et difficile
5 - 17e et 18e siècle
6 - La Révolution et l'Empire
7 - La Restauration Sarde
7.1 - La commune en marge de l'histoire
7.2 - Démographie
7.3 - Activités socio-professionnelles
7.4 - La vie de la commune au fil des jours
7.5 - Un point chaud : le Mont-Rampon
7.6 - Querelles autour du clocher
7.7 - Les débuts de l'instruction publique
7.8 - La lutte contre le feu
7.9 - Us et coutumes d'Annecy-le-Vieux
7.10 - Ecrivains français dans la commune
Glossaire des termes disparus
Table des illustrations
Bibliographie
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7.5 - Un point chaud : le Mont Rampon

Les bois de la montagne ont de tout temps constitué une richesse : la commune vend des coupes annuelles dont le produit constitue l’essentiel de ses ressources et le droit d’affouage permet aux habitants de couper du bois dans un secteur délimité chaque année. Ce droit est réglementé : il est ouvert pendant trois jours et la coupe doit être achevée avant que la sève ne commence à monter.

Pour faire respecter la règle, la commune essaie de se doter d’un garde-chasse, rétribué avec le produit des amendes ; mais l’administration n’admet pas ce mode de financement.
D’où de nombreux abus : des habitants d’Annecy-le-Vieux viennent ramasser du bois avant la date prévue. Des habitants des communes voisines y mènent paître leurs chèvres qui broutent les jeunes pousses. Des habitants d’Annecy exigent le droit d’affouage en exhibant des textes anciens, notamment une ordonnance du 17 juin 1733 (il semble qu’une confusion se soit produite dans les esprits avec le droit de seigneurie dont disposait Annecy au 18ème siècle). En réponse, Annecy-le-Vieux fait valoir ses droits immémoriaux sur le Rampon et invoque la concession du comte de Genève datant de 1317. l’administration tranche le différend en faveur d’Annecy-le-Vieux.

Par contre, elle donne tord à la commune dans un différend avec Veyrier : la frontière dans les bois est floue ; une expertise donne raison aux Veyrolains qui pourront utiliser un « jet » d’Annecy-le-Vieux pendant dix jours par an pour évacuer leurs bois.