Etude sur l'histoire d'Annecy-le-Vieux

... à celles et à ceux qui ont animé ce terroir depuis cinquante siècles
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Avant-propos
Une gageure ?
1 - La terre et les hommes
2 - De la préhistoire à la naissance d'ALV
3 - La paroisse et ses édifices religieux
4 - Un moyen-âge obscur et difficile
5 - 17e et 18e siècle
6 - La Révolution et l'Empire
7 - La Restauration Sarde
7.1 - La commune en marge de l'histoire
7.2 - Démographie
7.3 - Activités socio-professionnelles
7.4 - La vie de la commune au fil des jours
7.5 - Un point chaud : le Mont-Rampon
7.6 - Querelles autour du clocher
7.7 - Les débuts de l'instruction publique
7.8 - La lutte contre le feu
7.9 - Us et coutumes d'Annecy-le-Vieux
7.10 - Ecrivains français dans la commune
Glossaire des termes disparus
Table des illustrations
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7.1 - La commune en marge de l’histoire

Après l’intermède des Cent Jours, il semble qu’Annecy-le-Vieux, à l’image de la Savoie, se recroqueville sur elle-même. Sous le régime appelé, un peu par dérision, le « Buon Governo », les intendants contrôlent étroitement la vie locale. La noblesse retrouve quelques prérogatives : le baron Paul-Alexis de Livet, syndic, est en même temps major à la Brigade de Savoie. En 1848, son fils Joseph-Melchior sera l’un des vingt-deux députés savoyards au Parlement de Turin.

Alerte en mars-avril 1848 : des révolutionnaires partis de Lyon parviennent jusqu’à Chambéry (expédition des « Voraces »). Annecy-le-Vieux se dote d’une Garde Nationale armée, de 47 miliciens et 63 réservistes, sous le commandement du syndic Ruphy.

Après le coup d’état du 2 décembre 1851, la Savoie accueille des émigrés français. Annecy-le-Vieux sera une « terre hospitalière » pour le romancier Eugène Süe.

L’industrie s’est développée à Annecy. La « manufacture », qui emploie 3000 personnes dont de nombreux enfants, commence à attirer des habitants d’Annecy-le-Vieux.

En 1856, le Roi de Sardaigne accorde à trois habitants de Pringy un « droit d’eau » permettant d’établir au Pont de Brogny un barrage qui sera à l’origine de la minoterie Cléchet. En 1857, le fonderie des cloches Paccard, venant de Quintal, s’installe à Annecy-le-Vieux.

Le référendum pour l’annexion sera une formalité. L’hebdomadaire « L’Industriel Savoisien » du 24 avril 1860 en rend compte en ces termes :
« La commune d’Annecy-le-Vieux avait 358 électeurs inscrits ; il est sorti de l’urne 349 « oui » et, dans l’intervalle, il y a eu un décès, quatre malades et un piémontais qui n’a pas dû prendre part à la votation. Comme dans toutes les communes voisines d’Annecy, on peut dire que le résultat de la votation pour l’annexion à la France a eu l’unanimité. »

Annecy-le-Vieux fête l’événement en organisant un cortège aux Barattes : la municipalité, les chefs des pompiers et des habitants de la commune se donnent rendez-vous à la villa de l’avocat annécien J. Replat pour le remercier du zèle qu’il a montré lors des négociations.

Deux petites notes discordantes : la baronne Joséphine de Livet regrette, dans sa correspondance, qu’il y ait eu aussi peu d’abstentions. A Albigny, un distillateur de Vermouth construit un mur autour de sa propriété pour bien montrer qu’elle est en Savoie et non en France…