Alerte en mars-avril 1848 : des révolutionnaires partis de Lyon parviennent jusqu’à Chambéry (expédition des « Voraces »). Annecy-le-Vieux se dote d’une Garde Nationale armée, de 47 miliciens et 63 réservistes, sous le commandement du syndic Ruphy.
Après le coup d’état du 2 décembre 1851, la Savoie accueille des émigrés français. Annecy-le-Vieux sera une « terre hospitalière » pour le romancier Eugène Süe.
L’industrie s’est développée à Annecy. La « manufacture », qui emploie 3000 personnes dont de nombreux enfants, commence à attirer des habitants d’Annecy-le-Vieux.
En 1856, le Roi de Sardaigne accorde à trois habitants de Pringy un « droit d’eau » permettant d’établir au Pont de Brogny un barrage qui sera à l’origine de la minoterie Cléchet. En 1857, le fonderie des cloches Paccard, venant de Quintal, s’installe à Annecy-le-Vieux.
Le référendum pour l’annexion sera une formalité. L’hebdomadaire « L’Industriel Savoisien » du 24 avril 1860 en rend compte en ces termes :
« La commune d’Annecy-le-Vieux avait 358 électeurs inscrits ; il est sorti de l’urne 349 « oui » et, dans l’intervalle, il y a eu un décès, quatre malades et un piémontais qui n’a pas dû prendre part à la votation. Comme dans toutes les communes voisines d’Annecy, on peut dire que le résultat de la votation pour l’annexion à la France a eu l’unanimité. »
Annecy-le-Vieux fête l’événement en organisant un cortège aux Barattes : la municipalité, les chefs des pompiers et des habitants de la commune se donnent rendez-vous à la villa de l’avocat annécien J. Replat pour le remercier du zèle qu’il a montré lors des négociations.
Deux petites notes discordantes : la baronne Joséphine de Livet regrette, dans sa correspondance, qu’il y ait eu aussi peu d’abstentions. A Albigny, un distillateur de Vermouth construit un mur autour de sa propriété pour bien montrer qu’elle est en Savoie et non en France…