Etude sur l'histoire d'Annecy-le-Vieux

... à celles et à ceux qui ont animé ce terroir depuis cinquante siècles
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Avant-propos
Une gageure ?
1 - La terre et les hommes
2 - De la préhistoire à la naissance d'ALV
3 - La paroisse et ses édifices religieux
4 - Un moyen-âge obscur et difficile
5 - 17e et 18e siècle
6 - La Révolution et l'Empire
6.1 - Les échos des troubles de 1793
6.2 - Etat d'esprit dans la commune
6.3 - Questions religieuses
6.4 - La vente des biens nationaux
6.5 - Le poids des guerres
6.6 - La population au début du 19ème
6.7 - La situation économique et sociale
6.8 - L'affaire d'Annecy-le-Vieux
7 - La Restauration Sarde
Glossaire des termes disparus
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6.6 - La population de la commune au début du 19ème siècle

Sous la Révolution, Annecy-le-Vieux est la commune la plus peuplée d’un canton d’Annecy rural qui comprend, en outre, les communes de Chavanod, Etercy, Gevrier, Meythet, Montagny, Nâves, Poisy, Quintal, Sevrier, Seynod et Vieugy. Sous l’Empire, la commune fait partie du canton d’Annecy-Nord.

En 1800, le Conseil municipal estime à 1081 habitants la population de la commune, en augmentation par rapport aux années précédentes et, ce, pour deux raisons : l’augmentation du nombre des mariages et l’installation d’Annéciens venus y travailler un « modeste bien », à l’abri des frénésies et passions révolutionnaires.

Le « dénombrement impérial » de janvier 1806 décompte 1034 habitants. La diminution depuis 1800 paraît s’expliquer par le départ pour Annecy d’habitants attirés par les fabriques et, par les pertes dues à la guerre.

On compte 493 hommes et 541 femmes (52,3 % de la population), 181 ménages, 20 veufs et 47 veuves, 605 célibataires de tous âges (292 hommes et 313 femmes).

Ces chiffres témoignent de la remise en ordre de l’état civil , sérieusement malmené au début de la période révolutionnaire : on avait du mal à trouver un officier public pour tenir les registres d’état civil et plusieurs habitants avaient omis de déclarer la naissance de leurs enfants.

Le bilan naturel de la population est largement positif : trois naissances pour deux décès. La moitié des décès est composée d’enfants en bas âge.

Sur les 221 inscrits de la liste électorale de l’an IX, on compte 44 « lettrés » (sachant lire et écrire), soit 20% des électeurs ; la majorité des membres du Conseil municipal signe en apposant une marque.

En l’an IX, sur les 196 électeurs non mobilisés, on compte 183 (93%), 7 rentiers et six « divers » : un ex-curé, un juge de paix, un homme de loi, , un régisseur, un négociant et un géomètre. Aucun artisan n’est mentionné alors qu’un texte de l’an VIII signale un panetier, un tailleur et un meunier.